La vengeance de Voldemort
Quatre jours s’étaient
donc écoulés, depuis que Voldemort avait attaqué Poudlard. Harry commençait à
s’ennuyer sérieusement.
“- Avec un peu de chance, ton attente touche à sa fin,
Potter ! remarqua Lucius Malefoy, qui le gardait une fois de plus. Dumbledore
doit venir aujourd’hui discuter avec mon maître !
- Il ne cédera
pas à votre chantage ! rétorqua crûment Harry.
- Ah, tu vois que
tu peux parler quand tu veux ! se moqua le Mangemort ! Et ben, mon maître à
l’air de penser l’inverse. Cet amoureux des Sang-de-Bourbe serait prêt à tout
pour te récupérer, vivant ! Bah, dans trois heures, voir un peu plus, tu seras
fixé !” ajouta-t-il, avec un petit sourire perfide.
Harry ne chercha pas à répliquer et se replongea dans son
mutisme, laissant Mr Malefoy ricaner.
Les heures s’écoulèrent, lentement.
Au bout d’un moment, Harry entendit des bruits de pas,
dans le couloir, puis une discussion. L’adolescent n’eut aucun mal à
reconnaître la voix froide et glaciale de Voldemort, ainsi que celle de
Queudver.
“- De toute façon, je suis certain qu’il viendra ! assura
Voldemort. Il tient à récupérer le garçon, il sera donc prêt à tout pour ça, Queudver
!
- Et vous comptez
vraiment laisser Potter partir, si Dumbledore se plie à vos exigences ?
- Bien sûr que
non, abruti ! J’ai attendu trop longtemps de l’avoir enfin sous la main, pour
le laisser m’échapper de la sorte ! Et puis...!”
Harry n’entendit plus rien. Il frissonna. D’accord, il se
doutait que Voldemort ne le relâcherai pas, mais là, il venait d’en avoir la
confirmation.
Les minutes s’écoulèrent. Enfin, des bruits de pas
résonnèrent dans le couloir et la porte de la pièce où était enfermé Harry,
s’ouvrit, sur trois Mangemorts.
L’un d’eux discuta avec Mr Malefoy, puis s’approcha de
Harry.
“Tu va pouvoir bouger un peu, Potter ! remarqua-t-il, en
lui détachant les jambes, et en le mettant debout ! Mais attention, pas de
mauvais coup ! Allez, avance !”
L’adolescent obéit, non sans inquiétude, et sortit de la
pièce, escorté par les quatre Mangemorts, qui l’emmenèrent hors du bâtiment,
sur une bande de terre, entourée de rochers, dans l’ombre que des façades
noires et sinistres de la prison d’Azkaban. Les Mangemorts conduisirent Harry
jusqu’à Voldemort, qui faisait face à Dumbledore.
“Comme tu peux le constater par toi-même, Dumbledore,
Harry va très bien ! De ce côté-là, je respecte ma part du “contrat” !”
commenta Voldemort, lui-même encadré d’une dizaine de Mangemorts, et deux fois
plus de Détraqueurs.
Certainement pour s’assurer que Dumbledore n’était pas
accompagné de personnes cachées sous une cape d’invisibilité, songea Harry.
“- Qu’est-ce que tu attends de moi, Voldemort ? demanda
Dumbledore, en jetant un bref regard à Harry.
- Avant de
discuter de quoi que ce soit, ramenez notre “invité” dans sa pièce ! ordonna
Voldemort à l’adresse des quatre Mangemorts qui encadraient Harry. Et, que l’un
d’entre vous reste avec lui, pour le surveiller !
- J’ai ta parole
que tu ne touchera pas à Harry ? insista Dumbledore, tandis que les quatre
“gardiens” ramenaient Harry à sa “prison”.
- Tu devrais
savoir que je ne donne jamais ma parole, Dumbledore ! Mais je te rendrais
Harry, si tu suis mes instructions !” ajouta Voldemort.
Dix minutes plus tard, Harry, abattu, était à nouveau
attaché, dans la pièce, sous la garde d’un Mangemort. La porte se referma sur
les trois autres Mangemorts, qui repartirent auprès de leur maître.
“Stupéfix !”
Le Mangemort s’écroula, stupéfixé. Et Harry vit Ron,
Hermione et “Laurent” surgirent de “nulle part”.
“- Comment avez-vous fait... ? s’étonna-t-il.
- On t’expliquera
tout plus tard, mon vieux ! chuchota Ron. Ca va ? demanda-t-il en coupant les
liens de Harry.
- Oui ! Merci ! Mais, comment vous avez fait
pour échapper aux Détraqueurs ? insista Harry, en se relevant.
- Pas le temps de
te l’expliquer ! Il faut pas traîner dans le secteur !” le pressa Hermione, qui
tenait la cape d’invisibilité.
Les quatre adolescents se réfugièrent sous la cape
d’invisibilité.
“C’est bon, il y a personne ! On peut y aller !” chuchota
Hermione, en ouvrant avec précaution la porte et en jetant un bref coup d’oeil
dans le couloir.
Sur ce, les quatre compères, sortirent discrètement dans
le couloir, refermant la porte derrière eux. Se déplaçant lentement, pour ne
pas trahir leur présence, ils parcoururent le couloir et sortirent, sans
encombre, du bâtiment. Là, ils retrouvèrent Dumbledore, toujours en grande
conversation avec le Seigneur des Ténèbres. Les quatre adolescents, avançant
prudemment, contournèrent les Mangemorts et leur maître, puis Dumbledore, et
disparurent derrière des rochers, où Dumbledore les rejoignit presque aussitôt.
“- Vous avez réussit ? demanda-t-il à voix basse.
- Oui, Harry est
avec nous ! chuchota Hermione.
- Bon ! On ferait
mieux de ne pas nous attarder ici plus longtemps ! On reprend le Portoloin !”
Les Portoloins, permettaient de grands déplacements de
Sorciers, d’un point à un autre, en quelques secondes. Ceux-ci, pour ne pas
attirer d’éventuels Moldus, ressemblaient toujours à de vieux objets bons pour
la poubelle, comme une vieille botte, ou une cannette usagée. Cette fois-ci, le
Portoloin était une tasse à thé, ébréchée.
Harry, n’aimait pas vraiment les voyages en Portoloin,
mais, quitte à choisir, il préférait ça à la poudre de cheminette, ou de rester
plus longtemps à Azkaban.
Si bien que, quelques minutes plus tard, les quatre
adolescents et leur directeur, arrivèrent à la lisère de la Forêt Interdite,
dans le parc de Poudlard. Là, les quatre adolescents purent enfin sortir de
sous la cape d’invisibilité.
“- Ca va, Harry ?
- Oui ! Tout va
pour le mieux, maintenant ! Merci d’être venu me chercher !
- Il le fallait
bien… ! On n’allait pas te laisser tomber… ! Comment on aurait fait pour le
match de Quidditch, sans toi ? plaisanta Ron.
- Juste une
question, comment avez-vous fait pour passer devant les Détraqueurs ? s’étonna
Harry. Car ils détectent les capes d’invisibilité, non ?
- Oui ! Mais,
j’avais prévu que Voldemort serait accompagné de Détraqueurs. J’ai donc usé
d’un vieux sortilège, pour que personne ne puisse deviner que quelqu’un était
caché sous une cape d’invisibilité ! expliqua Dumbledore.
- Hum ! Et
comment vous avez fait pour savoir où j’étais exactement ? voulut savoir Harry,
alors qu’ils traversaient le parc, pour revenir au château.
- A ton avis,
pourquoi j’ai demandé à Voldemort de te faire sortir, pour que je m’assure que
tu allais bien ? Ces trois-là, sous la cape, t’ont suivis quand les Mangemorts
t’ont ramenés, se sont laissés enfermés dans la pièce et ont attendus le départ
des autres Mangemorts pour agir ! C’était tout simple ! Je leurs avaient laissé
un quart d’heure pour agir, temps pendant lequel j’occupait Voldemort ! Bon,
allez, assez discuté ! Regagnez votre Salle Commune, tous les quatre !
- D’accord !”
répondirent, en chœur, les quatre adolescents.
Si bien que, quelques minutes plus tard, tous les quatre
pénétraient dans leur Salle Commune, où un moment de silence s’installa, en
apercevant les nouveaux venus, rapidement succédé par des exclamations de joie.
Tout le monde avait l’air ravi du retour de Harry, et des trois autres.
Ayant regagné son dortoir, Harry, rangea la cape
d’invisibilité dans sa valise et s’assit sur son lit, heureux de retrouver le
confort de l’école.
“- Au fait, Harry ! J’ai quelques petites choses à te
rendre ! lança “Laurent”, en lui tendant la médaille et sa baguette.
- Tu as retrouvé
la médaille ? Où ça ?
- Tu avais dû la
perdre quand le Mangemort t’a coincé, car je l’ai retrouvé sur les marches de
l’entrée !
- Merci !
- C’est normal !
Tu sais, j’voulais m’excuser, pour ce qui s’est passé !
- Mais ce n’est
pas de ta faute ! Après tout, on ne pouvait pas savoir que Voldemort avait mis
un de ses Mangemorts, en poste, au cas où on essayerai de se replier !
- Et pourtant,
c’était logique ! J’aurai dû y penser… !
- Bah, ce qui
compte, c’est que je suis bien là, non ?
- Oui, d’accord !
Mais...!
- Si on laissait
tomber cette histoire, plutôt ? suggéra Harry.
- Oui ! Tu as
raison ! Enfin, tu sais, je ne pouvais rien faire et...!
- Voldemort avait
touché la corde sensible ! Il savait que tu ne tenterai rien si ça pouvait me
mettre en danger, et il a exploité ce point faible ! C’est tout !
- Hum ! En tout
cas, je suis heureux de savoir que tu va bien !
- Moi aussi !
Bon, si on proposais aux autres une partie de bataille explosive ?”
Sur ses mots, les
deux adolescents quittèrent le dortoir et rejoignirent les autres dans la Salle
Commune.
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